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Organisme de formation en Analyse des Pratiques et Systémie des relations

Catégorie : Chroniques de l’analyse des pratiques (Page 1 of 20)

« On aimerait quelque chose pour ressouder l’équipe. »

« On aimerait quelque chose pour ressouder l'équipe. »

C'est la phrase. Elle arrive au téléphone, et elle a l'air claire.

Elle ne l'est pas.

Ce que la direction décrit, c'est ce qu'elle voit depuis sa place. Ce que l'équipe va déposer, c'est autre chose. Et personne ne nomme l'écart, parce qu'il arrange tout le monde.

Une commande qu'on ne travaille pas ne disparaît pas.

Elle s'invite dans le groupe, séance après séance.

Concrètement, ça donne quoi ? Des gens qui vous testent pendant deux mois pour savoir ce que vous allez rapporter. Une équipe qui parle beaucoup et qui ne dépose rien. Une direction qui s'étonne au bout d'un an que « ça n'ait pas changé grand-chose ».

Rien à voir avec vos compétences techniques d'animation. Tout à voir avec ce qui a été posé, ou pas, avant la première séance.

Trois choses se négocient à ce moment-là, et une seule fois.

Qui demande, et au nom de quoi.

Ce qui remontera, et ce qui ne remontera jamais.

Ce que cet espace n'est pas.

La dernière, on l'oublie toujours. Et c'est celle qui vous protège autant qu'elle protège le groupe.

Lundi prochain, du 28 au 30 septembre, c'est l'ASDR : trois jours pour apprendre à lire ce qu'un système demande vraiment, derrière ce qu'il formule. Dernière de l'année. Ensuite, il faudra attendre l'année prochaine.

Et du 7 au 11 octobre, la formation qui vous assure d'animer des séances structurées en APP. Cinq jours pour installer le métier, en commençant précisément par là.

Écrivez-moi à anne.chimchirian@gmail.com. Je vous dirai franchement si c'est le bon moment pour vous, ou pas.

Et vous, c'est quoi la commande la plus floue qu'on vous ait passée ?


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

17 intervenants sont venus se perfectionner ce week-end. Ils animent déjà plus de 130…

17 intervenants sont venus se perfectionner ce week-end. Ils animent déjà plus de 130 groupes.

Trois jours avec des intervenants en analyse des pratiques, tous formés à la Méthode APEOS®, revenus pour le niveau 2.

Merci à Sophie B., Benoit BOUDEY, Anais Cusin, Sandrine, Alejandra , Thomas Joly, Virginie Jullin, Vanessa L., Karen LEVASSEUR, Odile Magnaudeix, Catherine Mazodier, Claire Meziereziere, Magali Poilroux, Delphine Romary, Elisabeth Tardif, carole TOUZET et Mylène pour leur confiance et leur exigence éthique.

Vendredi matin, avant de commencer, je leur ai demandé d'inscrire la date de leur IAPP1, et le nombre de groupes animés aujourd'hui.

Treize sur dix-sept sont sous contrat. À eux tous, ils animent plus de 130 groupes, chaque mois, dans la protection de l'enfance, la petite enfance, le handicap, l'insertion, l'aide à domicile, les EHPAD… Cinq d'entre eux animent plus de treize groupes chacun.

Les quatre qui n'animent pas encore sont formés depuis moins d'un an. Ceux-là, je les prends aussi : c'est le coup de pouce du lancement. Tous les autres ont des contrats.

Ce week-end, on n'était plus en train d'apprendre le métier. On l'ajustait. Problématiser plus vite, aller dans la nuance, faire confiance aux gestes qu'on a intégrés en pratiquant.

Une formation ne vaut que par ce que les gens en font ensuite.

Et à partir du 2 octobre, je vous les présente un par un.

Et vous, comment prenez-vous soin de votre pratique d'Intervenant ?


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Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP en crèche.

Onze jours de formation sur les treize à venir. On me dit « rentrée chargée ». J’entends…

Onze jours de formation sur les treize à venir. On me dit « rentrée chargée ». J'entends surtout « rentrée ».

Ce matin, dix-huit intervenants arrivent à Crest pour trois jours d'IAPP2. La plupart animent déjà des groupes. Ils viennent perfectionner ce qu'ils font : problématiser plus finement, dynamiser une séance, tenir le cadre quand ça tangue. Lundi, sans transition, une promotion complète d'IAPP1 s'installe pour cinq jours. Des professionnels qui n'ont, pour la plupart, jamais animé un groupe d'analyse des pratiques, et qui repartiront vendredi soir avec un métier entre les mains. Et le 28, l'ASDR : trois jours de systémie, pour apprendre à lire ce qui se joue dans une équipe avant même que quelqu'un ait ouvert la bouche.

Ce que j'attends de ces treize jours, ce ne sont pas les contenus. Je les connais. Ce sont les visages. Celle qui doute encore le lundi et qui, le jeudi, mène sa première séquence sans regarder ses notes. Celui qui croyait venir chercher une méthode et qui découvre qu'il venait chercher une posture. Le silence d'une salle quand une situation se déplie et que tout le monde comprend, en même temps, ce qui était en train de se jouer.

Retrouver ma place de formatrice après un été loin des salles, c'est retrouver ce que je préfère : transmettre. L'analyse des pratiques et la systémie, je les pratique depuis près de vingt ans, je les enseigne depuis 2017, et je n'ai pas fini d'y prendre du plaisir. Il y a des métiers qu'on exerce. Celui-là, je le vis.

Côté places : l'IAPP2 est complète, l'IAPP1 de lundi aussi. Il reste deux places pour l'ASDR du 28 au 30 septembre, dans la Drôme. Et pour les professionnels qui ont à cœur de se former avant la fin de l'année, la prochaine IAPP1 est du 7 au 11 octobre, sur le format historique : cinq jours en présentiel, d'affilée, avec le groupe.

Je vous donne rendez-vous très vite pour vous présenter quelques-uns de ces professionnels. Ils ont des choses à dire sur ce qu'ils animent aujourd'hui.

Et vous, quel est le moment de votre rentrée que vous attendez vraiment ?

Photo : La Free Party du Board, juin 2026.


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Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Se plaindre de l institution en Groupe d Analyse des Pratiques… il y a toujours ce…

Se plaindre de l institution en Groupe d Analyse des Pratiques… il y a toujours ce moment où on ne parle plus des situations.

Les plannings. Le manque de moyens, les décisions prises ailleurs…

Et là, franchement, le groupe revit. Ils se reconnaissent, ils se soutiennent. Ça fait du bien à tout le monde.

Sauf que vous, à cette seconde-là, vous jouez quelque chose d'important.

Si vous recadrez, ils entendent : ce qu'on vit vraiment n'a pas sa place ici. Et ils se referment.

Si vous compatissez, vous devenez leur allié contre la direction. Ça se paie plus tard, et ça se paie cher.

Cette plainte n'est ni un hors-sujet ni le sujet.

Elle me dit comment ce système tient debout, et ce qu'il fait porter à ces gens-là.

Alors je me pose trois questions, en silence, pendant qu'ils parlent.

Qui a intérêt à ce que rien ne bouge ? Qu'est-ce que cette plainte permet de ne pas regarder ? Et si le problème disparaissait demain matin, il se passerait quoi, vraiment ?

C'est la troisième qui décoiffe. Parce que la réponse honnête, c'est rarement « tout irait mieux ».

Ça, ça s'apprend. C'est ce qu'on travaille pendant trois jours à l'ASDR, du 28 au 30 septembre. C'est la dernière de l'année. Ensuite, il faudra attendre l'année prochaine.

Et si ce que vous cherchez, c'est d'être sûr d'animer des séances structurées, il reste des places sur la formation du 7 au 11 octobre. Cinq jours. Pas pour découvrir le métier : pour repartir avec.

Écrivez-moi à anne.chimchirian@gmail.com. Trois lignes sur où vous en êtes, ça suffit. Je réponds moi-même, et je reste là après.

Jeudi prochain, on parle de cette phrase-là : « on aimerait quelque chose pour ressouder l'équipe ».

Et vous, vous faites quoi quand le groupe part sur l'institution ?


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Poser des RTT pour éviter des intervenants en analyse de la pratique qui font pleurer les…

Poser des RTT pour éviter des intervenants en analyse de la pratique qui font pleurer les équipes arrive encore trop souvent dans nos métiers.

Lors d'une séance d'APP après mon diplôme de psychologue, un intervenant a brusquement interrogé un collègue ému par le parcours d'adoption d'un enfant qu'on accompagnait.

Le professionnel s'est retrouvé coincé entre révéler son histoire personnelle et s'exclure du groupe.

Il a répondu, franchissant une limite intime sous nos yeux gênés. L'analyse de la pratique ne doit jamais perturber ou brutaliser les soignants.

Notre rôle consiste à offrir un espace de parole sécurisant pour clarifier les enjeux complexes et aider chaque professionnel à retrouver une posture de travail sereine.

Respecter le cadre éthique garantit un vrai soutien sans jamais franchir la frontière de l'intime.


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Il y a un endroit où j’écris ce que je ne peux pas dire en trois lignes.

Il y a un endroit où j'écris ce que je ne peux pas dire en trois lignes.

Une fois par mois, pour les intervenants en analyse des pratiques. Du concret, sans langue de bois.

C'est ma lettre mensuelle. Elle paraît chaque mois, sans interruption, et la dernière édition traitait un sujet que beaucoup m'avaient réclamé : ce qui se dépose sur nous dans un groupe, sans qu'on l'ait choisi, et ce qu'on en fait.

La prochaine part à la fin du mois. Je vous en dévoilerai bientôt la thématique.

Vous y trouverez ce que vous y trouvez chaque fois : une situation prise sur le terrain, une lecture systémique de ce qui se joue vraiment, un défi de réflexivité à glisser dans votre carnet, et les coulisses de mon activité.

Pour entrer dans l'aventure, le lien d'inscription est en premier commentaire. Vous y rejoindrez les 1 494 professionnels qui ont reçu la dernière.

Et ici, sur LinkedIn, quelque chose commence aussi.

Je vous donne rendez-vous tous les jeudis.

Un sujet par semaine, technique et vivant, pris dans ce que nous traversons réellement dans nos groupes : la place qu'un groupe vous assigne, la commande floue d'une direction, le silence qui s'installe, la personne sur laquelle tout le monde s'acharne… A partir de ce que j'observe depuis 2007, et de ce que me racontent les professionnels que je forme.

Le premier sujet arrive jeudi prochain.

Septembre est aussi le mois des décisions. Il reste des places sur les deux dernières sessions de l'année pour se former à la Méthode APEOS® : du 7 au 11 octobre, puis du 30 novembre au 4 décembre.

Si vous y pensez, écrivez-moi à anne.chimchirian@gmail.com. Quelques lignes sur votre situation et votre projet suffisent. Je réponds moi-même, et je vous accompagne d'un bout à l'autre : avant, pour vérifier avec vous que c'est le bon moment, pendant les cinq jours, et après, quand vous installez votre pratique et que les vraies questions arrivent.


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Après un conflit, il est possible de se sentir encore mieux qu’avant.

Après un conflit, il est possible de se sentir encore mieux qu’avant.

En analyse de la pratique professionnelle, il ne s’agit pas de gérer directement les conflits, mais simplement de faire avec.

Lorsqu'il y a un accompagnement d’une entreprise ou de professionnels pour prendre du recul avec un angle de discernement, de nombreuses tensions se trouvent assouplies.

La mauvaise approche se reconnaît immédiatement car le problème recommence.

La bonne méthode estompe les tensions et renforce le système sur ses 100 % de points de fragilité.

L'approche systémique montre que le conflit provient de tout le contexte institutionnel qui s’exprime à travers 2 humains.

Déculpabiliser les personnes impliquées reste l’action la plus bénéfique pour l’organisation.


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Il y a, dans l’un de vos groupes, une personne qui vous agace plus que les autres. Vous…

Il y a, dans l'un de vos groupes, une personne qui vous agace plus que les autres. Vous avez déjà son prénom en tête.

On n'en parle jamais entre nous. On dit « personnalité difficile », on range l'affaire dans cette case, ou alors on en parle pas. Et on passe à autre chose.

Je me méfie beaucoup de cette étiquette. Elle cristallise, elle fige quelqu'un dans un défaut, et surtout elle nous dispense de questions qui mériteraient d'être posées :

Pourquoi lui ? Et pourquoi à chaque séance ?

Parce que ce n'est pas rien, ce qui se joue là.

Concrètement, c'est la boule au ventre avant telle séance, et pas avant une autre. C'est la phrase que vous n'avez pas dite et qui vous revient dans la voiture. C'est cette lassitude très précise, réservée à une seule personne du groupe, dont finalement vous ne parlez à personne.

Parce qu'un intervenant, ça n'est pas censé être agacé.

Pourtant, je vous confie 2 choses :

–> votre agacement n'est pas un défaut de professionnalisme. C'est une information.

À condition de la lire, et non de la subir.

La seconde demande beaucoup plus de place. C'est pour cela que je lui consacre ma lettre de rentrée, lundi soir.

J'y nomme les cinq places que les groupes nous font occuper sans qu'on les ait choisies. J'y montre aussi où se trouve la limite à ne pas franchir quand on lit ce qui se dépose sur nous : il y a un geste juste à faire, et un autre qui nous ferait sortir de notre cadre en croyant bien faire.

Ce sujet, je ne l'ai pas choisi seule : c'est Emmanuelle, de La Réunion, qui me l'a suggéré par mail;)

Venez retrouver les 1800 lecteurs de cette Newsletter dédiée à l'APP, version concrète sans langue de bois. On va continuer de se questionner ensemble sur ce que nous font vivre nos groupes.


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Certains débutants accompagnent mieux les équipes que des professionnels installés depuis…

Certains débutants accompagnent mieux les équipes que des professionnels installés depuis 15 ans.

En analyse de la pratique, beaucoup d'intervenants d'expérience tombent dans la confusion.

Ils posent des questions trop intimes à des collègues de travail et se focalisent sur le terrain au lieu de travailler sur la posture des participants. Ils ne lisent plus les signaux du groupe.

Les équipes n'osent pas dire quand un cadre les rend mal à l'aise. L'expérience ne remplace pas la formation.

Sans actualisation des compétences, des professionnels aguerris deviennent incapables d'écouter et de tenir un cadre strict.

Aujourd'hui en France, les directeurs privilégient les intervenants bien formés au simple nombre d'années d'expérience, façonnant ainsi le nouveau visage de l'APP.


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Se suicider reste une grande décision et face à cette détresse, le premier réflexe d’un…

Se suicider reste une grande décision et face à cette détresse, le premier réflexe d'un proche est souvent de vouloir rassurer ou relativiser.

Dans une posture thérapeutique juste, le praticien doit, au contraire, s'effacer pour laisser toute la place à l'autre. C'est l'unique moyen de lui permettre de se réapproprier sa propre histoire.

Je me souviens de cette femme qui s'est installée dans mon cabinet et m'a immédiatement confié qu'elle ne s'en sortait plus de sa dépression, que son quotidien était devenu trop lourd et trop douloureux à supporter.

Forte de mon expérience auprès de personnes traversant des phases de dépression avec des idées suicidaires, je lui ai simplement expliqué qu'un tel choix demandait un regard totalement éclairé sur sa situation.

Après 8 à 10 séances, elle avait enfin clarifié les choses. Lors de notre dernier rendez-vous, elle m'a remerciée d'avoir créé cet endroit unique où elle pouvait enfin parler de tout sans filtre.

Aujourd'hui, la question de mettre fin à ses jours ne se pose plus du tout.

Accompagner la souffrance et ouvrir un espace de parole authentique sans juger, c'est un véritable métier.


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