anne.chimchirian@gmail.com

Organisme de formation en Analyse des Pratiques et Systémie des relations

Catégorie : Chroniques de l’analyse des pratiques (Page 2 of 20)

Il y a une question qu’on ne pose jamais à un intervenant en Analyse des Pratiques.

Il y a une question qu'on ne pose jamais à un intervenant en Analyse des Pratiques.

On lui demande si le groupe avance. Si la direction est satisfaite. Si les séances tiennent leurs objectifs.

Et rares sont les occasions où on lui demande : « et vous, comment l'avez-vous vécue, cette séance ? »

Vous arrivez seul. Vous repartez seul. Entre les deux, vous portez ce que le groupe dépose.

C'est à cette question que je consacre ma lettre de jeudi : une édition d'été, plus intérieure, sur ce que vivent celles et ceux qui animent. Le trac qui persiste. Les « personnages » dont on se souvient des années après. Et cette sensibilité qui capte ce que le système ne dit pas encore.

Jeudi 30 juillet, dans votre boîte mail. Le lien pour la recevoir est en premier commentaire.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Les EHPAD s’apparentent trop souvent à des endroits où l’on meurt, car notre société…

Les EHPAD s'apparentent trop souvent à des endroits où l'on meurt, car notre société refuse de regarder la réalité en face.

Dans les Outre-mer, les structures privilégient massivement les crèches et comptent très peu d'EHPAD, car la culture locale rejette l'idée de délaisser les anciens.

Heureusement, d'autres solutions émergent aujourd'hui sur le terrain. De plus en plus de professionnels issus du monde hospitalier ou médico-social aménagent leur propre domicile pour accueillir nos aînés en petit nombre.

Ils y organisent des tournées infirmières pour les soins, et ce modèle s'avère absolument magnifique.

Beaucoup de personnes âgées expriment une peur bleue à l'idée de finir en institution. Cette perspective représente une violence inouïe pour elles.

L'accueil familial s'impose comme la solution humaine pour vieillir sereinement chez quelqu'un.

Notre société traverse une crise profonde en choisissant de marchander le vivant et cette dérive financière s'avère complètement déconnante.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP en crèche.

Plus de 3 200 heures d’animation de groupes d’Analyse des Pratiques. Et le trac, toujours…

Plus de 3 200 heures d'animation de groupes d'Analyse des Pratiques. Et le trac, toujours là.

On imagine que l'expérience éteint le doute. J'ai découvert l'inverse : il s'affine, il s'intensifie même. Et c'est une bonne nouvelle : un intervenant qui ne doute plus a cessé d'écouter.

De ça, on ne parle jamais. Ni dans les formations, ni entre collègues, ni dans les bilans de fin d'année.

Alors j'ai décidé de l'écrire.

Jeudi prochain, ma newsletter change de visage le temps d'un été : pas de technique, pas de trame. Une lettre sur le vécu de l'intervenant APP : ses doutes, sa solitude parfois, sa puissance aussi.

Si vous animez des GAP, ou si vous y pensez, elle devrait vous faire du bien.

Pour la recevoir le jeudi 30 juillet : le lien est en premier commentaire.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Si quelqu’un vous demande de raconter votre vie, c’est qu’on ne vous écoute pas vraiment.

Si quelqu'un vous demande de raconter votre vie, c'est qu'on ne vous écoute pas vraiment.

Un groupe d'analyse de la pratique (GAP), c'est l'occasion de rassembler des professionnels d'un même établissement, d'un même service.

Il s'agit de prendre du recul sur sa pratique.

C'est un cadre à part où la décharge émotionnelle doit primer.

Souvent, les participants ne se connaissent pas et partagent un vécu, des expériences très personnelles.

Attention cependant ! Si un groupe est mal géré, ce vécu peut devenir une fragilité.

Partager des éléments qui ne devraient pas circuler dans l'équilibre professionnel peut vite vous déstabiliser.

Quand j'anime ces groupes, je ne me contente pas d'écouter. C'est une écoute qui doit transformer.

Les retours des professionnels qui participent à des sessions bien menées sont sans équivoque : « Cela change mon regard, je suis déjà différent dans ma relation à l'autre. »


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

L’émerveillement, je l’ai appris en Guyane française, face à un règne animal si présent…

L'émerveillement, je l'ai appris en Guyane française, face à un règne animal si présent qu'il déroute.

Je pensais que j'aurais peur. J'ai appris la fascination.

C'est là que mon cœur est tombé amoureux des territoires ultra-marins : leur beauté, leur vivance, leur histoire qu'on ne raconte pas assez.

Des années plus tard, ce lien me rattrape : à peine une session annoncée à La Réunion, les réponses arrivent. Des élans, de l'enthousiasme, des professionnels qui se passent l'information et des aides à l'organisation qui se présentent.

On pourrait croire à une mécanique marketing bien huilée. C'est tout l'inverse. C'est une Rencontre : une invitation à se parler de ma part, et une autorisation à faire du lien en retour.

Dans ce type de territoire, l'information circule vite. Là où le lien est une culture, la sincérité trouve une terre naturelle.

Alors ce matin, merci. Aux professionnels qui répondent présents, aux territoires qui m'autorisent le lien. La session IAPP1 de La Réunion se remplit déjà, et chaque inscription me touche. Martinique, Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie doucement se précisent… je vous souris déjà

Et vous, y a-t-il un territoire qui vous a appris particulièrement la Rencontre ?


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques.

Il faut vraiment arrêter de vouloir rassurer les gens et commencer à les écouter…

Il faut vraiment arrêter de vouloir rassurer les gens et commencer à les écouter réellement.

Parmi toutes les personnes que j'ai accompagnées en dépression, je me rappelle particulièrement d'une dame.

Elle avait envisagé de mettre fin à ses jours et avait déjà regardé comment, tout en venant aux consultations le mercredi accompagnée de ses enfants.

Je lui ai dit que se suicider était une grande décision et qu'il m'importait qu'elle le fasse avec discernement. Je lui ai donc demandé de ne pas passer à l'acte avant huit séances.

Elle a accepté dès notre premier rendez-vous, et je savais que j'avais au moins ces huit séances devant moi pour qu'elle se ressaisisse de ce qui était important pour elle.

Mon travail en tant que psychologue consiste littéralement à disparaître pour leur laisser toute la place.

On obtient un impact énorme quand on écoute véritablement l'autre, bien plus grand que si on cherchait à lui dire vers où aller ou quoi faire pour aller mieux.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

La passion ne paye malheureusement pas toujours le loyer. Avoir un métier passion sans…

La passion ne paye malheureusement pas toujours le loyer. Avoir un métier passion sans poser ses limites revient tout simplement à se tirer une balle dans le pied aujourd'hui.

C'est un vrai problème dans notre pays. Nous avons des professionnels avec de réelles vocations qui se montrent extrêmement généreux sur le terrain.

Ils utilisent toute leur sensibilité pour accompagner les autres dans le secteur hospitalier, les Ehpad, l'enseignement ou l'éducation de terrain.

Il est dramatique de voir ces élans sincères se transformer en pur sacrifice. Ces personnes touchent des salaires bas, largement inférieurs à ce qu'elles donnent sur le terrain et à ce qu'elles apportent à la société.

Nous faisons face à un réel manque de reconnaissance officielle.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP en EHPAD.

Quand un professionnel s’effondre et pleure en pleine séance, vous savez que le groupe a…

Quand un professionnel s'effondre et pleure en pleine séance, vous savez que le groupe a dérapé. Des questions mal maîtrisées réactivent parfois des résonances intimes chez les participants.

Même si on n'est pas responsable de ces résonances, on reste responsable de laisser la porte ouverte et de continuer la discussion. Cette situation s'avère extrêmement insécurisante pour la personne concernée.

Les gens ne doivent jamais ressortir d'une séance plus mal qu'ils n'y sont entrés. Mon approche se distingue radicalement d'une analyse mal structurée par l'impact réel qu'ont les professionnels.

Grâce à un cadre sécurisé, chaque participant se sent complètement intégré dans son équipe et parfaitement légitime pour expliquer sa logique professionnelle.

Tout le monde s'inscrit alors dans une dynamique humble de questionnement. Laisser un groupe déraper constitue une des erreurs que je vois le plus souvent sur le terrain.

J'ai identifié une douzaine de ces dérives majeures dans le guide pratique et technique que j'ai écrit pour vous aider à protéger vos équipes.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Un jour, on m’a sanctionnée pour avoir osé parler dans un lieu de parole. En tant que…

Un jour, on m'a sanctionnée pour avoir osé parler dans un lieu de parole. En tant que psychologue, l'équipe me demandait mon avis sur l'accompagnement de deux jeunes d'une même fratrie.

L'institution voulait les pousser à s'individualiser. De mon côté, j'ai soutenu que leur fratrie possédait une puissance forte pour eux et qu'il ne fallait surtout pas y toucher du point de vue de leur histoire.

Cette position n'a pas plu. L'injustice de cette sanction m'a rendue malade pendant six mois. J'ai tout remis en question et j'ai fini par démissionner.

Cet incident a provoqué un déclic majeur. Je refusais de laisser de telles situations se reproduire sur le terrain. À ce moment-là, je commençais déjà à animer des groupes d'analyse de la pratique.

J'ai donc décidé de créer mon cabinet en libéral pour me sentir pleinement libre d'aider.

Cette épreuve m'a poussée à concevoir une méthode propre pour la transmettre aux intervenants en analyse de la pratique.

C'est précisément ce qui m'anime le plus aujourd'hui et occupe la majeure partie de mon temps.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Des pleurs en APP. Une direction satisfaite. Un intervenant soulagé. Et une pratique qui…

Des pleurs en APP. Une direction satisfaite. Un intervenant soulagé. Et une pratique qui a dérapé sans que personne ne s'en rende compte.

Classique : une professionnelle de crèche pleure en pleine séance d'APP. L'intervenante se dit "c'est bien, ça libère." Pourtant c'est plutôt le signe que le dispositif se fissure.

L'APP n'est pas un groupe de parole, ni un soutien psychologique, ni une thérapie collective.

Et confondre ces dispositifs n'est pas sans conséquences.

Quand un professionnel parle de son enfance en séance d'APP, quand il se met à pleurer de résonnances personnelles sans que l'objectif du travail ne soit recentré, quand les échanges sont rivés autour des ressentis au travail plutôt que de développer la réflexivité sur des situations concrètes avec les enfants / adultes accompagnés … non, ce n'est pas de la profondeur émotionnelle.

C'est un glissement de cadre.

Les effets sont très concrets : les participants partagent de l'intime dans un cadre qui n'est pas conçu pour ça. Certains repartent avec un sentiment d'inconfort qu'ils ne savent pas nommer. Et après quelques séances de ce type, beaucoup ne veulent plus entendre parler d'APP. Ce n'est pas un détail.

C'est d'ailleurs l'une des principales raisons pour lesquelles l'APP a mauvaise réputation dans certains établissements depuis de nombreuses années.

L'objet de l'APP, c'est la pratique professionnelle. Pas l'histoire personnelle. Pas le ressenti de vie.

C'est la maîtrise du périmètre technique qui rend l'APP véritablement soutenante et efficace.

Et c'est à partir de son exigence que j'ai conçu chacun des modules spécifiques à l'animation des GAP : intervenants Débutants ou déja en activité ? professionnels souhaitant développer une vision systémique de vos contrats ?

Je serai ravie de vous outiller lors des sessions IAPP1 Débutant, IAPP1 Consolidation, Approche Systémique des Dynamiques Relationnelles, ou Parcours APEOS® 6 mois.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP en crèche.

« Older posts Newer posts »