Il y a un moment dans l'animation de groupes où l'on commence à sentir les choses. Sauf que ressentir n'est pas lire. On en parle ?
C'est très précieux de ressentir que quelque chose est en train de se refermer. Ou de percevoir une tension avant qu'elle s'exprime. Ou même de deviner qu'une résistance se joue.
Pourtant, ce n'est pas suffisant.
Parce que sentir n'est pas lire.
Et lire sans grille de lecture, c'est rester dans l'interprétation.
Quand on intervient à partir d'une impression non vérifiée : "je sens que ce participant bloque", "je perçois une tension entre eux" , on risque d'intervenir au mauvais niveau.
Les principaux contresens : – On intervient sur la personne quand c'est la relation qui est en jeu. – On intervient sur la relation quand c'est le système qui est en cause. – On dépense de l'énergie sur l'émotion quand c'est la dynamique qui se rejoue.
La conséquence ? Une posture fragile, une fatigue réelle, et des séances qu'on quitte avec la sensation d'avoir raté quelque chose (sans savoir quoi).
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.







Publications


Commentaires