Organisme de formation en Analyse des Pratiques et Systémie des relations

Catégorie : Chroniques de l’analyse des pratiques (Page 2 of 18)

Il y a un moment dans l’animation de groupes où l’on commence à sentir les choses. Sauf…

Il y a un moment dans l'animation de groupes où l'on commence à sentir les choses. Sauf que ressentir n'est pas lire. On en parle ?

C'est très précieux de ressentir que quelque chose est en train de se refermer. Ou de percevoir une tension avant qu'elle s'exprime. Ou même de deviner qu'une résistance se joue.

Pourtant, ce n'est pas suffisant.

Parce que sentir n'est pas lire.

Et lire sans grille de lecture, c'est rester dans l'interprétation.

Quand on intervient à partir d'une impression non vérifiée : "je sens que ce participant bloque", "je perçois une tension entre eux" , on risque d'intervenir au mauvais niveau.

Les principaux contresens : – On intervient sur la personne quand c'est la relation qui est en jeu. – On intervient sur la relation quand c'est le système qui est en cause. – On dépense de l'énergie sur l'émotion quand c'est la dynamique qui se rejoue.

La conséquence ? Une posture fragile, une fatigue réelle, et des séances qu'on quitte avec la sensation d'avoir raté quelque chose (sans savoir quoi).


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

La Newsletter APP arrive vendredi. Et le sujet de cette édition va en déranger…

La Newsletter APP arrive vendredi. Et le sujet de cette édition va en déranger quelques-uns.

Arrêter un contrat APP en pleine convention : acte professionnel ou échec ?

Une situation réelle, avec des enjeux réels : pour l'intervenant, le groupe, et le commanditaire.

Pour cette édition de mai : une vision systémique des dynamiques relationnelles pour avoir des repères et reconnaître un arrêt judicieux. Aussi, les rubriques habituelles : le zoom technique, la subtilité du mois, projets en pré-annonces…et exercices du mois.

Pour la recevoir vendredi matin, 3 étapes indispensables : vous inscrire confirmer le mail de validation lire tranquillement.

Sans ce clic de confirmation, aucun contenu ne peut vous être envoyé.

Rdv vendredi à 8h dans votre boite mail ?


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La politique n’est pas ce show que vous voyez à la télé.

La politique n'est pas ce show que vous voyez à la télé.

En grec, ce mot signifie simplement “être au service de la cité”.

C'est une réalité concrète qui se joue chaque jour dans un hôpital, une crèche ou un Ehpad .

Si vous êtes infirmier et que le nombre de patients par poste devient trop élevé, votre responsabilité s'active.

En discuter avec vos collègues pour partager votre analyse, c’est déjà faire de la politique.

Interpeller votre direction sur un problème de terrain ou exprimer votre colère à vos proches pour planter des graines, c’est encore de la politique.

Le côté symbolique des inaugurations et des rubans coupés a son importance, mais sans le terrain, tout cela sonne creux.

Je crois fermement à la politique de proximité.

Piloter des établissements en prenant soin de la composante humaine est un véritable acte politique.

Nous ne réalisons pas assez notre responsabilité lorsque nous refusons de nommer les choses.


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Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP en crèche.

Le dispositif d’Analyse des Pratiques Professionnelles est flingué dès le départ si la…

Le dispositif d'Analyse des Pratiques Professionnelles est flingué dès le départ si la neutralité n'est pas respectée.

On ne peut pas demander à des professionnels de se livrer si l'intervenant déjeune ensuite avec la direction ou le chef de service.

J'ai vu des situations aberrantes où l'intervenant était même un proche du directeur. Ce mélange des places crée un malaise immédiat et empêche la confiance.

Le groupe finit par ne plus rien dire et c'est parfaitement normal. Sans réelle confidentialité, il n'y a pas de sécurité ni de liberté d'expression possible.

On ne parle pas à sa direction comme on parle à son psy.

La neutralité est le pilier indispensable pour devenir un intervenant en APP crédible.

Respecter ce cadre est la seule manière de garantir un espace de parole sain et protégé.

La réussite d'un groupe dépend avant tout de l'étanchéité absolue entre l'espace de parole et la hiérarchie.


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Les APP connaissent d’importants changements en France depuis quelques années. Synthèse…

Les APP connaissent d'importants changements en France depuis quelques années. Synthèse systémique : intervenants, commanditaires et participants.

Cette évolution est à la fois : structurelle (cadres réglementaires) et terrain (usages, dérives, attentes)


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En animation de groupe, la tension semble toujours venir d’un participant. “il cherche à…

En animation de groupe, la tension semble toujours venir d'un participant. "il cherche à déstabiliser", "elle refuse de s'impliquer". Sauriez-vs lire autrement ?

La plupart du temps, dans les groupes animées, ce qu'on lit comme un problème de personnalité est un problème de dynamique de groupe.

Pourtant une dynamique ne se lit pas de la même façon qu'une attitude.

Lire une dynamique relationnelle, cela veut dire sortir du registre de l'analyse des intentions.

Voici quelques pistes concrètes pour élargir son regard de façon systémique : – observer le registre des interactions uniquement – regarder comment les échanges s'organisent et se construisent – analyser les effets produits par ces échanges, indépendamment de ce que chacun veut ou ressent – repérer les patterns de comportements qui se répètent, se renforcent, s'évitent

Pourquoi c'est fondamental d'opérer ce "déplacement de regard" ? Quand on confond ces niveaux de lecture, on intervient au mauvais endroit.

Concrètement, le risque est de psychologiser ce qui est structurel. Et de personnaliser ce qui est systémique.

Et ces glissements coûtent cher : à l'intervenant, et aux personnes accompagnées.

Cette lecture des dynamiques relationnelles s'apprend. Elle s'applique en entretien individuel comme en animation de groupe. Et elle change radicalement la façon d'intervenir.

C'est précisément ce que travaille l'ASDR (Approche Systémique des Dynamiques Relationnelles).

La session de septembre est ouverte et il reste encore 3 places. Envie d'échanger ensemble sur votre projet ? Je serais ravie de vous outiller.


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Un exposant qui propose une situation de travail en APP a besoin de parler : donc il doit…

Un exposant qui propose une situation de travail en APP a besoin de parler : donc il doit forcément porter la séance plus que les autres. C'est FAUX : explications.

Combien de participants à des groupes d'APP témoignent de se sentir "sur le grill" en amenant des situations, surtout lorsqu'ils parlent en premier ?

Combien d'intervenants constatent des silences plombants en démarrage de séances et ne changent rien à leur animation ?

TROP.

NON, ce n'est pas normal.

OUi, ça peut changer.

La première question est : "Est-ce que j'ai vraiment mobilisé la dynamique de groupe ?"

L'explication est simple : Un exposant qui porte, c'est souvent un groupe qui attend.

Et un groupe qui attend, c'est un intervenant qui n'a pas encore trouvé comment le mettre en mouvement.

Ce n'est pas une critique.

C'est une donnée de travail.

Et une donnée qui mérite d'être regardée avec lucidité : sans se défausser sur la situation apportée, ni sur la personne qui l'apporte.

Cette subtilité, elle s'apprend. Elle ne s'improvise pas. Elle demande de regarder son animation avec le même sérieux que celui qu'on attend des participants sur leur pratique.


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Récemment, j’ai travaillé avec une équipe dans un établissement accueillant des enfants…

Récemment, j'ai travaillé avec une équipe dans un établissement accueillant des enfants en situation de handicap.

J’ai été confrontée à des réalités très difficiles et à un manque cruel de personnel.

Des enfants polyhandicapés, qui perdent des compétences et ne peuvent même plus marcher parce qu'il manquait un kiné et des éducateurs pour les accompagner à leurs séances.

Bien qu’un éducateur m’ait partagé cela avec une frustration palpable, j'ai préféré choisir une autre voie plutôt que de réagir de manière défensive ou d'alerter la direction.

Je lui ai dit que je comprenais sa douleur, que j’étais désolée d’apprendre que cela se passait ainsi.

Nous avons alors recentré la discussion, sur ce qu'il pouvait réellement changer.

Il est important de garder son humanité, surtout quand il s'agit de l'annoncer aux familles.

Loin d’une loyauté aveugle qui banalise la souffrance des enfants, c’est en regardant la réalité telle qu’elle est que l'on peut apporter une vraie transformation.


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Le 9 juin, je serai dans une salle qui n’a rien à voir avec une séance d’APP. Et c’est…

Le 9 juin, je serai dans une salle qui n'a rien à voir avec une séance d'APP. Et c'est exactement là que j'ai envie d'être.

Produire du contenu sérieux demande du temps.

Avoir du temps demande une organisation.

Derrière mon organisation, il y a Le Board média, incubateur de solopreneurs. et forcément, sa fondatrice Flavie Prevot.

Ce que j’aime dans l'incubateur ?

Des nouvelles compétences acquises, des outils utiles, du pragmatisme et du "parler vrai".

Bcp de digital oui. Du coup, quand un évènement physique est annoncé : je viens ! Vous me connaissez : si je prône la pédagoie expérientielle c'est pas pour rien. Je pense clairement que rien ne remplace la relation en présentiel.

Pour t'inscrire : leboard.fr/free-party Ma présence à l'évènement me permet de t'offrir une réduction de -20€ jusqu'au 15 mai à 20h Code : LEBOARD

Evidemment ce sera une joie de retrouver tous les incubés avec lesquels j'avance chaque semaine Adeline Cointe, Perrine Thiébaut, Florie Armbruster, Anne-Marie ARINAL, Laura Augias, Ambre Legrand, Marine Aubonnet‍, Marine Aubaret, Julien Klein, Amale Cosma, Elodie Chartier – Architecte de systèmes business, Sanaa Choubai, Sophie Conchon, Claire Pioger…

Et vous chers professionnels de l'APP, issus de la Région Grand Ouest ou même de Bretagne, ça vous dirait de venir ? LYDIE GAUCHARD (SOYEUR), Marie Legay, Christophe Le Guennec, vanessa L., Amélie LEGER, Virginie Bazin, Hélène LEHUE, Christian Colas, Mariam QNT, Sonia BIGNON, Magali LE BOT, Muriel Philipp, Mélanie DELACRE…


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Le groupe est + que la somme des parties qui le compose. Vous connaissez… mais est-ce…

Le groupe est + que la somme des parties qui le compose. Vous connaissez… mais est-ce que vous captez vraiment ?

Honnêtement, je l'ai entendu des dizaines de fois et j'ai pourtant l'impression de la comprendre à chaque groupe animé, un peu +

Je crois qu'il s'agit là d'un savoir expérientiel pur.

D'ailleurs j'aime bien le rappeler avec humour aux professionnels que je forme pour intervenir sur des contrats d'APP : quand on regarde un groupe, on voit juste des individus placés côte à côte.

Cruel décalage avec l'Autre réalité : celle où on ressent l'entité du groupe, sa dynamique unique, sa propre intelligence, ses jeux de résistances.

Piloter un groupe comme une entité, cela veut dire savoir quand mobiliser l'intelligence collective plutôt que de laisser les échanges s'organiser entre individualités. Cela veut dire savoir repérer quel participant s'efface pour rééquilibrer ou déséquilibrer le groupe et aller le chercher sans le mettre en difficulté.

Cela veut dire aussi choisir consciemment quel levier activer, à quel moment, et pourquoi.

Dans la méthode APEOS® j'ai identifié 4 axes de dynamisation spécifiques au travail d'APP, ej vous les partage ici : 1) mieux comprendre le contexte, 2) clairement identifier les blocages de l'exposant, 3) impliquer et utiliser le groupe, 4) oser amener des savoirs.

Ce ne sont pas des relances à cocher.

Ce sont des niveaux de lecture et d'animation du groupe : différents ET complémentaires.

Savoir les utiliser de façon équilibrée, selon ce que le groupe donne à voir, c'est précisément ce qui distingue animer un groupe d'individus de piloter un système vivant.

Le groupe n'est pas le décor de la séance. Il en est le moteur. C'est ce dont on en parlé dans la dernière newsletter.


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