Un jour, on m'a sanctionnée pour avoir osé parler dans un lieu de parole. En tant que psychologue, l'équipe me demandait mon avis sur l'accompagnement de deux jeunes d'une même fratrie.
L'institution voulait les pousser à s'individualiser. De mon côté, j'ai soutenu que leur fratrie possédait une puissance forte pour eux et qu'il ne fallait surtout pas y toucher du point de vue de leur histoire.
Cette position n'a pas plu. L'injustice de cette sanction m'a rendue malade pendant six mois. J'ai tout remis en question et j'ai fini par démissionner.
Cet incident a provoqué un déclic majeur. Je refusais de laisser de telles situations se reproduire sur le terrain. À ce moment-là, je commençais déjà à animer des groupes d'analyse de la pratique.
J'ai donc décidé de créer mon cabinet en libéral pour me sentir pleinement libre d'aider.
Cette épreuve m'a poussée à concevoir une méthode propre pour la transmettre aux intervenants en analyse de la pratique.
C'est précisément ce qui m'anime le plus aujourd'hui et occupe la majeure partie de mon temps.
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.







Publications


Laisser un commentaire