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Organisme de formation en Analyse des Pratiques et Systémie des relations

Catégorie : Chroniques de l’analyse des pratiques (Page 5 of 20)

La plupart des directions qui commandent une APP cherchent d’abord l’intervenant…avant…

La plupart des directions qui commandent une APP cherchent d'abord l'intervenant…avant d'avoir clarifié la commande. ERREUR

L'ordre est inversé. Et c'est lui qui risque de fragiliser le dispositif.

Avant de chercher qui va animer, une direction devrait surtout se demander : Ce que nous voulons, est-ce bien de l'APP ?

Parce que la commande ne se résume pas à un besoin vague.

Elle demande : – d'identifier ce qu'on veut vraiment développer dans son établissement. – de vérifier que c'est cohérent avec les objectifs de l'APP.

Il s'agira ensuite de le coconstruire avec l'intervenant pressenti.

Une commande floue ne produit pas un dispositif flou. Elle produit un dispositif glissant.

Trop souvent les directions ne connaissent pas le périmètre technique de l'APP : ce qu'elles peuvent en attendre, et ce qu'elles ne devraient pas en attendre. Pourtant c'est essentiel.

Autre point : Y aurait-il un travail institutionnel à mener en amont pour rendre le dispositif d'APP encore plus efficient ?


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Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Groupe d’Analyse des Pratiques : et si votre exposant portait trop… pour une bonne…

Groupe d'Analyse des Pratiques : et si votre exposant portait trop… pour une bonne raison ? Newsletter d’avril, c'est le thème du mois.

Un exposant qui explique beaucoup, se justifie, continue de “porter” la séance… beaucoup lisent cela du côté de la personne exposante. Et si le signal était ailleurs ?

Dans cette newsletter, je vous partage un indicateur discret et précieux pour lire autrement ce qui se joue dans un groupe d’Analyse des Pratiques.

Au programme de cette Newsletter du mois d'avril : — Pourquoi un exposant qui porte trop peut être un signal d’animation — Un zoom technique sur le pilotage du groupe comme entité vivante — Une subtilité qui change la conduite d’une séance — Un défi concret à tester dans votre prochain GAP — Et quelques coulisses sur les évolutions d’APEOS®, la chaîne YouTube et la communauté qui se structure


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Peu importe votre métier, vous avez toutes les cartes en main pour animer des groupes…

Peu importe votre métier, vous avez toutes les cartes en main pour animer des groupes d'analyse de la pratique et apporter une vraie valeur.

Aucun diplôme n'est requis pour être compétent et j’ai décidé de former tout type de professionnel. Les assistantes maternelles par exemple ont une vraie force : leur expérience de terrain.

Nombreux professionnels ne se sentent pas légitimes pour animer des groupes de parole.

Mais en réalité, ils possèdent une richesse d'enseignements grâce à leur recul sur leur activité.

L'humilité et l'engagement permettent de vraiment bien accompagner une équipe.

Je serais ravie d'échanger avec vous si vous venez des métiers de l'humain et que vous avez ce vrai désir d'aider des groupes.


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La neutralité en APP ne veut pas dire s’effacer. Ca veut dire maintenir une zone…

La neutralité en APP ne veut pas dire s'effacer. Ca veut dire maintenir une zone d'inconfort productif.

L'intervenant en APP occupe une position de tiers. Extérieur à l'équipe. Pleinement engagé dans la dynamique du groupe.

C'est une position souvent mal comprise.

Beaucoup confondent "neutralité" avec effacement, passivité, complaisance.

Ce n'est pas ça. La neutralité en APP est active.

Elle exige de tenir le cadre quand le groupe cherche à le contourner. De poser les questions qui dérangent. De maintenir une zone d'inconfort productif, même quand tout le monde voudrait retrouver un "on" imprécis derrière lequel chaque individualité pourrait s'abriter.

L'intervenant n'est ni thérapeute, ni conseiller, ni expert métier. Il ne répare pas. Il ne prescrit pas. Il ne fait pas à la place. Il soutient la réflexivité.

La tentation de réparer, de rassurer, d'apaiser est réelle. C'est exactement elle qui fragilise la posture d'un intervenant APP.


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Une séance d’APP bien menée est fatigante. Déstabilisante. Et profondément soutenante. Un…

Une séance d'APP bien menée est fatigante. Déstabilisante. Et profondément soutenante. Un groupe de parole vise d'abord la libération émotionnelle.

Les deux se ressemblent en surface. Un groupe. Des professionnels. Une parole qui circule. C'est là que s'arrête la ressemblance.

Dans un groupe de parole, les participants expriment librement leur vécu. Ils repartent soulagés, libérés. C'est utile. C'est légitime.

Ce n'est pas de l'APP.

En APP, la parole n'est pas libre : elle est soutenue par la réflexivité et orientée. Orientée vers la pratique professionnelle, Vers ce qui bloque, interroge, mérite d'être analysé pour évoluer concrètement.

L'intervenant ne facilite pas l'expression pour l'expression. Il la conduit pour développer de la réflexivité. C'est un travail de prise de recul, de questionnement du sens.

C'est pour ça qu'on peut en ressortir fatigué, voire déstabilisé. Par contre on en ressort toujours soutenu et renforcé dans sa posture. On n'en repart pas soulagé. On en repart avec des repères.


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Vous avez commencé à animer des GAP… mais vous sentez que ça manque de précision ?…

Vous avez commencé à animer des GAP… mais vous sentez que ça manque de précision ? C'est complètement normal.

Au début, ça “fonctionne”. Les professionnels parlent, les situations circulent, le groupe vit.

Et pourtant… quelque chose reste flou.

Une impression de ne pas aller au bout. De passer à côté de ce qui se joue vraiment. D’intervenir… sans toujours savoir avec précision où agir.

C’est souvent là que tout commence.

Faîtes-moi confiance, c'est BON SIGNE.

Je vous partage ici une courte vidéo tournée depuis mon bureau

Ce n’est pas une question d’expérience. C’est une question de structuration.


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L’APP n’est pas faite pour apaiser les tensions. C’est pourtant souvent ce qu’on lui…

L'APP n'est pas faite pour apaiser les tensions. C'est pourtant souvent ce qu'on lui demande.

C'est la confusion la plus fréquente. Et la plus coûteuse.

Une direction appelle. Elle dit : "Nos équipes sont sous tension. On voudrait mettre en place de l'APP."

Ce qu'elle veut vraiment ? Que les conflits s'apaisent. Que les tensions entre collègues diminuent. Que l'ambiance s'améliore.

Ce qu'elle décrit, c'est de la régulation d'équipe. Pas de l'APP.

La régulation vise à réguler les tensions relationnelles voire les conflits au sein d'une équipe. L'APP vise à analyser la pratique professionnelle pour la faire évoluer concrètement.

Pas les mêmes objectifs. Pas les mêmes moyens. Pas le même rôle pour l'intervenant.

Quand un intervenant accepte une commande de régulation en croyant faire de l'APP : le dispositif glisse. Séance après séance. C'est logique.

Le signe qui ne trompe pas : si vous vous sentez médiateur, apaiseur, gestionnaire de tensions vous n'êtes plus en APP.


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J’ai repris le karaté après un an. Le plus dur ça n’a pas été la maladie. Ça a été de me…

J'ai repris le karaté après un an. Le plus dur ça n'a pas été la maladie. Ça a été de me donner le droit de revenir.

Un an d'aménagement pour raisons de santé après le Chikungunya. Un an à faire autrement : me relever, me baisser, m'allonger, porter des charges…

Spéciale pensée à tous les pro que j'ai formés : j'ai appris, en pédagogie expérientielle directe (sourire) : – la patience – l'impermanence – les limites.

La semaine dernière, j'ai retrouvé mon club, et j'ai enfilé mon kimono. Un an qu'il était sur cintre. J'ai senti du trac.

J'avais pas peur d'avoir mal en reprenant l'entraînement.

J'avais peur de ne plus appartenir à ce que j'aime.

Mon Sensei m'a regardée en arrivant. "Ça fait plaisir de te revoir. Tu as l'air en forme." J'ai eu les larmes aux yeux. Merci Christophe.

Le plus dur ça n'a pas été la maladie finalement. Ça a été de me donner le droit de revenir.

J'ai retrouvé cette évidence, en karaté, que rien ne s'anime seul. J'adore la précision. J'aime la puissance de l'exigence.

Et vous : comment vous équilibrez-vous ? Accepteriez-vous de partager ce qui vous plaît autant dans vos passions ? Avez-vous déjà questionné votre légitimité à revenir dans quelque chose que vous aimez ?


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Ce n’est pas la mauvaise volonté qui fragilise les débuts en APP. C’est le flou.

Ce n'est pas la mauvaise volonté qui fragilise les débuts en APP. C'est le flou.

La plupart des intervenants qui ont mal débuté en APP n'avaient pas l'impression de mal débuter. Pourtant ils se sentaient fragile dans leur cadre.

Ils animaient avec soin. Ils étaient à l'écoute. Les participants repartaient plutot soulagés.

Et pourtant. Le dispositif dérivait. Séance après séance. Sans pouvoir vraiment l'expliquer.

Parce que débuter en APP, c'est facile.

Bien débuter avec un cadre d'APP juste, une commande clarifiée, une compréhension précise de ce qu'on fait vraiment : c'est une autre affaire.

Les contresens les plus fréquents ne naissent pas de la mauvaise foi. Ils naissent du flou.

Flou sur la commande. Flou sur les objectifs. Flou sur ce qui distingue l'APP d'autres dispositifs qui lui ressemblent… sans en être.

Ce flou-là, il se paie. Sur la durée. Sur la qualité des séances. Sur la confiance des participants et des directions.


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Les premières fois ont besoin d’un cadre. Pas d’une protection.

Les premières fois ont besoin d'un cadre. Pas d'une protection.

Hier soir j'ai emmené ma fille passer sa première nuit en tipi.

J'ai préparé le nécessaire. Le bon équipement. Les bonnes informations. Et puis j'ai fait un pas en arrière. Pour qu'elle vive l'expérience.

Pas pour qu'elle n'ait pas froid. Pas pour qu'elle n'ait pas peur. Pour qu'elle découvre ce que c'est, vraiment que de dormir au son des animaux sauvages, et qu'elle retrouve spontanément le rythme du soleil.

Permettre à l'autre de faire l'expérience, ce n'est pas s'effacer je crois.

C'est être là, pleinement, pour que l'espace existe.

Élever des enfants m'a captivée : qu'est-ce qu'accompagner vraiment ?

Pour ma part, j'ai accepté que ce n'est pas résoudre. Ce n'est pas aplanir. C'est créer les conditions pour que l'autre rencontre ce qu'il a besoin de rencontrer et qu'il ne se sente jamais seul à le vivre.

L'accompagnement ne protège pas de l'expérience. Il la rend possible. C'est dur. Par contre c'est Vrai.

Ce soir-là, sous les étoiles de la Drôme, ma fille a découvert quelque chose. Je ne sais pas exactement quoi. C'est son expérience, pas la mienne. Et c'est précisément ça qui me remplit le coeur.

Et vous : dans vos relations, comment vous gérez cette envie spontanée de protéger l'autre et de le laisser expérimenter ?


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