Organisme de formation en Analyse des Pratiques et Systémie des relations

Catégorie : Chroniques de l’analyse des pratiques (Page 5 of 18)

Série de posts – #1 Le cadre relationnel en APP Premier acte professionnel de…

Série de posts – #1 Le cadre relationnel en APP Premier acte professionnel de l'intervenant. Pourquoi ce ne sont pas des formalités.

Quelques règles à énoncer en début de séance pour mieux travailler ensemble et bien se parler. Et puis, on commence.

Ce n'est pas une mauvaise intention. Par contre c'est souvent un manque de connaissance relative au périmètre technique de l'Analyse des Pratiques.

Parce que dans une séance d'APP, le cadre relationnel ne peut pas précéder le cadre technique. Il le constitue. Oui, il le constitue pleinement.

Un cadre relationnel déconnecté de l'objet précis du "travailler ensemble" produit des effets très concrets : – les participants ne savent pas précisément ce qu'on attend d'eux, – la parole circule sans direction claire, de thématiques en questions qui retombent sur des thématiques… – l'intervenant compense par sa présence plutôt que par sa méthode, – et la séance "se passe bien"…Par contre uniquement sur le plan relationnel.

Ces effets ne disqualifient pas forcément l'intervenant. Ils sont fréquents. Très fréquents même. Ils révèlent simplement un point précis : la structuration du cadre de l'AP ne tient que si elle est reliée à une démarche d'animation spécifique. Et cette démarche contient le cadre technique ET le cadre relationnel.

Les participants sont unanimes pour décrire des séances d'AP intéressantes et utiles à leur pratique : – une finalité claire et partagée dès le départ, – des règles du jeu réellement opératoires, – une architecture de séance que l'intervenant peut nommer et expliquer, – et la capacité à recadrer lorsque la dynamique dévie.

Ce n'est pas une question de rigueur excessive. C'est une question de professionnalisation.

Post 2/3 jeudi prochain pour les intéressés 😉


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.

Lire les dynamiques relationnelles, ce n’est pas une théorie de plus. C’est une manière…

Lire les dynamiques relationnelles, ce n’est pas une théorie de plus. C’est une manière de travailler. En Analyse des Pratiques, accompagnement d'équipes, formation, en entretien individuel ou conduite de groupes, les situations humaines ne se résument jamais aux personnes qui les composent.

Elles sont faites de positions, de cadres, de règles explicites et implicites, de boucles d’interactions, de régulations, d’effets produits parfois très éloignés des intentions de départ.

Lire les dynamiques relationnelles, c’est apprendre à regarder ce que le système fabrique, pas seulement ce que les personnes vivent, pensent ou veulent.

C’est une posture systémique appliquée : une manière de travailler qui ne cherche pas d’abord à expliquer, plutot à comprendre comment une situation s’organise et où il est possible d’agir concrètement.

Dans un groupe d’Analyse des Pratiques, ou un accompagnement de collectifs, ou même un entretien individuel, cela change beaucoup de choses de travailler avec ce regard circulaire : on ne se contente plus d’éclairer, on commence à déplacer.

Cette ouverture de regard n’est pas réservé à des “spécialistes”. Ça s’apprend. Ça se travaille. Ça se cultive comme une compétence professionnelle, comme une manière plus fine et plus juste d’intervenir.

Si cette série vous a parlé, si elle vous a donné envie de regarder autrement certaines situations, si vous mesurez ce que ça peut changer de disposer de repères pour lire les dynamiques relationnelles, alors peut-être avez-vous déjà fait un premier pas dans cette direction.

Moi, honnêtement, j'ai écrit cette série avec beaucoup d'enthousiasme.

Le mot de la fin : au fond, lire les dynamiques relationnelles, c’est surtout se donner plus de justesse, plus de liberté, et plus de pouvoir d’agir dans son travail avec les autres.


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Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques.

Aujourd’hui beaucoup parlent d’Analyse de la Pratique. Peu savent réellement animer un…

Aujourd’hui beaucoup parlent d’Analyse de la Pratique. Peu savent réellement animer un groupe structuré.

Du 4 au 8 mars 2026, ils étaient à mes côtés avec leurs richesses d'horizons professionnelles

Leurs formations initiales : éducateurs spécialisés, psychanalystes, A.E.S, formatrice Enfance Jeunesse, C.I.P, Orthophoniste, Evaluatrice HAS, Infirmier, Educatrice de Jeunes Enfants, C.E.S.F. directrice d’ESSMS, psychologues, psychothérapeutes, assistant de service social, professionnels de crèche, juriste, coach, coordinatrice d’équipe…

D'où venaient-ils ? Orléans, Belfort, Lourdes, Toulon, Gap, St Etienne, Valence, Chambéry, Lyon…

Plusieurs d’entre eux étaient en pleine reconversion professionnelle, alors ils ont bénéficié du tarif spécifique proposé par le Cabinet. Car oui, je tiens à faciliter l’accès à cette professionnalisation des GAP, même dans les "passages délicats" de la vie pro.

Tous partageant profondément l'intention de soutenir le terrain, de rester au service de l'usager…tout en s'assurant une place d'indépendant.

La Méthode APEOS® a résonné avec leurs valeurs de terrain.

Bienvenue dans le Réseau professionnel APEOS®, la plus grande communauté des professionnels de l'AP formés autour de repères communs : Aline Richard, Anais Cusin, Katy Signol, Pascal LABORELLI THERAPIE, Amina Bouzaboun, Myriam Leboulanger, Marie DOREL, Therond Béatrice, Catherine LE MINOR, Emeny CHTIOUI MATOU, Estelle GUYOT, Soulette Francois

Former un intervenant en Analyse des Pratiques ne consiste pas à transmettre quelques outils d’animation. Il s'agit d'un travail progressif sur la posture, le cadre et la capacité à lire les situations professionnelles.

Comme tout métier, on apprend avec le temps, l’expérience et le perfectionnement de ses pratiques.

La prochaine étape commence maintenant pour eux : déployer leurs premières interventions… et très certainement poursuivre le parcours professionnalisant avec l'IAPP2.


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Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP en crèche.

#7/7 Le point aveugle le plus courant : croire qu’on est en dehors du système que l’on…

#7/7 Le point aveugle le plus courant : croire qu’on est en dehors du système que l’on observe. Quand on intervient, quand on accompagne, quand on analyse, on aime bien se penser “à côté”. En position d’observateur. En position de tiers. Et pourtant, nous faisons déjà partie du système.

Par notre présence. Par notre place. Par ce que nous disons, ce que nous ne disons pas. Par ce que nous regardons… et ce que nous cessons de regarder ou ne regardons pas.

Il m’est arrivé, comme à beaucoup, de me laisser piéger par une lecture trop psychologique, trop individuelle. À force de vouloir comprendre les personnes, on peut oublier de regarder ce que la situation fabrique avec nous dedans. Or, dans le travail sur les dynamiques relationnelles, il n’y a pas d’observateur neutre. Il n’y a que des positions. Et ces positions modifient déjà la dynamique.

C’est une exigence forte de la lecture des dynamiques relationnelles : – ne pas se croire au-dessus du système, – ne pas se croire à l’extérieur, – et assumer la responsabilité de la place que l’on occupe.

Impressionnant je trouve, pas vous ?


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La systémique est partout dans le travail relationnel. Et pourtant… elle reste l’un des…

La systémique est partout dans le travail relationnel. Et pourtant… elle reste l’un des outils les moins maîtrisés.

Il y a quelques semaines s’est achevée une nouvelle promotion de la formation ASDR – Approche Systémique des Dynamiques Relationnelles.

Elles étaient 10 professionnelles à venir chercher plus qu’un apport théorique.

Car lire les dynamiques relationnelles ne s'apprend pas avec des concepts. Cela s’apprend en le vivant, en affinant ses ressentis, en précisant ses impressions.

C’est tout l’enjeu de cette formation : rendre la systémie accessible pour les professionnels qui accompagnent des personnes, des équipes ou des institutions.

A la fin de ces 3 jours en présentiel, les participantes ont appris à :

• lire les systèmes relationnels avec davantage de finesse • repérer les logiques invisibles qui organisent les interactions • comprendre ce qui se joue réellement derrière certaines situations professionnelles • ajuster leur posture d’intervention

Cette approche devient alors un véritable outil de lecture des situations humaines. Des outils transmis et expérimenté pour continuer de s'entraîner chez soi.

Elle s’applique aussi bien :

– dans les entretiens individuels – que dans les dispositifs de groupe – et notamment dans l’animation des Groupes d’Analyse des Pratiques.

L'ASDR n’est pas une simple sensibilisation à la systémique.

Il s’agit d’une méthode structurée, avec des outils précis, qui permet aux professionnels de d’affiner leurs interventions.

La pédagogie repose volontairement sur une approche expérientielle. On travaille les situations. Avec le meilleur outil qui soit : l'humain.

Observez la photo : vous y verrez le programme en teasing. Cette session unique en France, rend la systémie accessible par une approche méthodique et ludique.

Un immense merci à ces 10 professionnelles engagées pour la qualité du travail réalisé tout au long de cette session : Martine JOLLY, Brigitte MARECHAL, Delphine Romary, Armelle Schneider, Marie-Charlotte Coach-Famille, Stéphanie Blanchin, Céline PECQUET, Noémie MEUNIER FRITZ, Elise Alliot, et Roselyne PERRAINE.

———————————– Anne CHIMCHIRIAN, psychologue clinicienne et systémicienne, spécialisée en Analyse des Pratiques Professionnelles.

Depuis près de vingt ans, je travaille à rendre la systémie accessible pour les professionnels qui accompagnent des équipes, des institutions et des situations humaines complexes.

Je forme aujourd’hui des intervenants à développer une lecture systémique rigoureuse des dynamiques relationnelles, notamment dans l’animation des Groupes d’Analyse des Pratiques.


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J’ai pris une Observ’ !

J'ai pris une Observ' !

J'avoue. Ces derniers mois, j’ai été… …un peu trop occupée à former des professionnels de l’Analyse des Pratiques.

Résultat : la diffusion des actions de la communauté APEOS® a pris du retard.

–> pourtant nous sommes à ce jour le plus grand réseau de professionnels de l'AP formés spécifiquement à l'animation des GAP autour de repères communs.

La newsletter de février ? Oui c'est normal que vous ne l'ayez pas reçu. Je vous prépare une double édition pour Mars (envoi prévu le 20) parce que j'ai beaucoup à vous dire.

La thématique du mois : le caractère de participation volontaire vs obligatoire des GAP.


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Croire qu’on a “bien compris” fige souvent la situation… Sur le terrain, on voit…

Croire qu’on a “bien compris” fige souvent la situation… Sur le terrain, on voit souvent des professionnels très compétents produire de très bonnes analyses.

Les intentions sont claires. Les histoires personnelles sont connues. Les contraintes sont identifiées.

Et pourtant, le système continue à produire les mêmes impasses.

La “bonne explication” a quelque chose de rassurant. Elle donne le sentiment d’avoir fait le travail. Elle peut même créer un consensus intellectuel. Sauf que comprendre ce n'est pas transformer.

Pire : il arrive que la recherche de la meilleure explication participe à l'enlisement.

Dans le travail sur les dynamiques relationnelles, la question n’est pas : “Qui a la meilleure lecture ?”

La question est : “Quelle lecture permet réellement de déplacer le système ?”

Ce déplacement demande souvent une importante humilité : – accepter de ne pas “avoir raison”, – accepter de ne pas “tout expliquer”, – et accepter de regarder surtout comment le système s’organise pour produire ce qu’il produit.

Ce n’est pas moins exigeant. C’est souvent beaucoup plus opérant.

Moi ça me passionne…pas vous ?


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Post 5/7 : Ils avaient tous les deux de bonnes raisons. Et pourtant, leur enfant se…

Post 5/7 : Ils avaient tous les deux de bonnes raisons. Et pourtant, leur enfant se retrouvait à se déshabiller sur un parking. Deux parents séparés.

Un père en difficulté financière, qui souhaite récupérer les vêtements de son fils avant son retour chez sa mère.

Une mère qui, jusqu’ici, a avancé beaucoup d’argent et qui décide de ne plus rien débourser.

Individuellement, leurs positions sont compréhensibles. Même défendables.

Sauf que, dans la réalité du système qu’ils ont mis en place, leur enfant se retrouvait à devoir se changer… sur un parking, au moment des transferts.

Ce qu'il faut comprendre : – Personne ne “voulait” ça. – Personne n’avait cette intention. Et pourtant, c’est bien ce que la dynamique produisait.

Chacun avait ses raisons. Le système, lui, produisait de l’absurde.

C’est un point aveugle très fréquent : on regarde les intentions, les justifications, les histoires personnelles… et on rate ce que la configuration relationnelle fabrique concrètement.

Dans ce type de situation, travailler sur les dynamiques relationnelles, ce n’est pas arbitrer qui a tort ou raison. C’est regarder comment l’organisation des échanges et des positions conduit à ce résultat-là et comment on peut la transformer.

Parce que ce ne sont pas toujours les personnes qui posent problème. C’est souvent le système qu’elles forment ensemble.

Dingue, non ? (Cet exemple est directement issu d'une séance d'AP menées en AEMO.)


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Exemple appliqué : Une situation a changé. Sans confrontation. Sans explication de plus.…

Exemple appliqué : Une situation a changé. Sans confrontation. Sans explication de plus. Sans travail sur "la personnalité” de l'une ou de l'autre.

Une salariée que j’accompagnais recevait des appels répétés de sa manager. Toujours sur le même registre : reproches, rappels à l’ordre, pression diffuse.

À chaque fois, elle sortait de ces échanges épuisée, déstabilisée, avec le sentiment de subir.

Nous aurions pu passer du temps à analyser la personnalité de la manager. Ou l’histoire de la salariée. Ou leurs intentions respectives.

Sauf que le problème n’était pas là.

Le problème était dans la dynamique : un type d’appel, un type de réponse, un type d’effet… et la boucle se répétait.

Le travail a consisté à changer sa place dans la boucle, pas à “changer l’autre”. Concrètement, je lui appris à anticiper les reproches récurrents : elle les notait, les listait, repérait leur logique, leur répétition.

Peu à peu, quelque chose a basculé. Elle ne subissait plus les appels de la même manière. Elle voyait le scénario se rejouer. Elle n’était plus seulement “prise dedans”. Et sans qu’elle n’ait eu à demander quoi que ce soit directement, les appels ont fini par s’espacer… puis par s’arrêter.

La manager n’avait pas “changé de personnalité”. La salariée n’avait pas “convaincu” qui que ce soit. C'est la dynamique, elle, qui avait changé.

C’est ça, travailler sur les dynamiques relationnelles : ne pas chercher à corriger les personnes, et chercher plutôt à modifier la façon dont le système organise leurs interactions.

Mon expérience m'a permis de vérifier maintes fois que savoir lire les dynamiques relationnelles est un véritable levier de changement 😉

Petit et si costaud, n'est-ce pas ?


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Pendant longtemps, j’ai cherché pourquoi ça dysfonctionnait. Aujourd’hui, je regarde…

Pendant longtemps, j’ai cherché pourquoi ça dysfonctionnait. Aujourd’hui, je regarde surtout comment. Même si le “pourquoi” est tentant…

Il rassure. Il donne l’impression de comprendre. Il ouvre souvent sur des hypothèses psychologiques, historiques, intentionnelles. Parfois, c’est même pertinent. Souvent même !

Sauf que sur le terrain, j’ai vu trop de situations où on comprenait très bien… et où rien ne changeait.

Parce que le problème n'est pas seulement dans les raisons qu'ont les personnes. Le problème est dans la manière dont le système s’organise : – dans les enchaînements d’actions et de réactions, – dans les positions occupées, – dans les règles explicites ou implicites, – dans les boucles qui se répètent.

Passer du “pourquoi” au “comment”, ce n’est pas renoncer à penser.

C’est changer de niveau de lecture.

Au lieu de demander : “Pourquoi cette personne agit comme ça ?”

On commence à regarder : “Comment ce système produit-il, encore et encore, ce type de situation ?”

Ce déplacement est souvent décisif.

Il ne promet pas une meilleure explication. Il ouvre une autre possibilité d’action. Et très souvent, c’est là que les choses commencent à bouger.

Passionnant, non ?


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