Pendant longtemps, j’ai cherché pourquoi ça dysfonctionnait. Aujourd’hui, je regarde surtout comment. Même si le “pourquoi” est tentant…
Il rassure. Il donne l’impression de comprendre. Il ouvre souvent sur des hypothèses psychologiques, historiques, intentionnelles. Parfois, c’est même pertinent. Souvent même !
Sauf que sur le terrain, j’ai vu trop de situations où on comprenait très bien… et où rien ne changeait.
Parce que le problème n'est pas seulement dans les raisons qu'ont les personnes. Le problème est dans la manière dont le système s’organise : – dans les enchaînements d’actions et de réactions, – dans les positions occupées, – dans les règles explicites ou implicites, – dans les boucles qui se répètent.
Passer du “pourquoi” au “comment”, ce n’est pas renoncer à penser.
C’est changer de niveau de lecture.
Au lieu de demander : “Pourquoi cette personne agit comme ça ?”
On commence à regarder : “Comment ce système produit-il, encore et encore, ce type de situation ?”
Ce déplacement est souvent décisif.
Il ne promet pas une meilleure explication. Il ouvre une autre possibilité d’action. Et très souvent, c’est là que les choses commencent à bouger.
Passionnant, non ?
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
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