“C'est la dynamique qui est mauvaise.” C’est une phrase que j’entends souvent et pourtant elle mélange plusieurs choses qui n’ont rien à voir.
Dans la pratique, on confond fréquemment dynamique relationnelle avec : l’intention des personnes, le climat émotionnel, le conflit, ou la “personnalité difficile” de l’un ou de l’autre.
Or ce ne sont pas des synonymes.
Une dynamique relationnelle, ce n’est : – ni ce que les personnes veulent, – ni ce qu’elles ressentent, – ni ce qu’elles sont.
C’est la façon dont leurs interactions s’organisent, se répètent, se régulent, et produisent des effets dans un système donné.
On peut avoir : de bonnes intentions, un climat émotionnel tendu ou apaisé, un conflit ouvert ou latent, des personnalités très différentes… et la même dynamique qui continue à produire les mêmes résultats.
À l’inverse, on peut modifier la dynamique sans avoir “changé” les personnes, ni leurs intentions, ni même leurs émotions de départ.
Quand on confond ces différents niveaux de lecture, on fait souvent trois glissements : –> on psychologise ce qui est en partie structurel, –> on émotionalise ce qui est en partie organisationnel, –> on personnalise ce qui est en partie systémique.
Résultat : on débat beaucoup… et on déplace peu la situation.
Distinguer clairement ces registres permet d'agir concrètement sur les dynamiques relationnelles.
Intéressant, non ?
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
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