#7/7 Le point aveugle le plus courant : croire qu’on est en dehors du système que l’on observe. Quand on intervient, quand on accompagne, quand on analyse, on aime bien se penser “à côté”. En position d’observateur. En position de tiers. Et pourtant, nous faisons déjà partie du système.
Par notre présence. Par notre place. Par ce que nous disons, ce que nous ne disons pas. Par ce que nous regardons… et ce que nous cessons de regarder ou ne regardons pas.
Il m’est arrivé, comme à beaucoup, de me laisser piéger par une lecture trop psychologique, trop individuelle. À force de vouloir comprendre les personnes, on peut oublier de regarder ce que la situation fabrique avec nous dedans. Or, dans le travail sur les dynamiques relationnelles, il n’y a pas d’observateur neutre. Il n’y a que des positions. Et ces positions modifient déjà la dynamique.
C’est une exigence forte de la lecture des dynamiques relationnelles : – ne pas se croire au-dessus du système, – ne pas se croire à l’extérieur, – et assumer la responsabilité de la place que l’on occupe.
Impressionnant je trouve, pas vous ?
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
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