Se plaindre de l institution en Groupe d Analyse des Pratiques… il y a toujours ce moment où on ne parle plus des situations.

Les plannings. Le manque de moyens, les décisions prises ailleurs…

Et là, franchement, le groupe revit. Ils se reconnaissent, ils se soutiennent. Ça fait du bien à tout le monde.

Sauf que vous, à cette seconde-là, vous jouez quelque chose d'important.

Si vous recadrez, ils entendent : ce qu'on vit vraiment n'a pas sa place ici. Et ils se referment.

Si vous compatissez, vous devenez leur allié contre la direction. Ça se paie plus tard, et ça se paie cher.

Cette plainte n'est ni un hors-sujet ni le sujet.

Elle me dit comment ce système tient debout, et ce qu'il fait porter à ces gens-là.

Alors je me pose trois questions, en silence, pendant qu'ils parlent.

Qui a intérêt à ce que rien ne bouge ? Qu'est-ce que cette plainte permet de ne pas regarder ? Et si le problème disparaissait demain matin, il se passerait quoi, vraiment ?

C'est la troisième qui décoiffe. Parce que la réponse honnête, c'est rarement « tout irait mieux ».

Ça, ça s'apprend. C'est ce qu'on travaille pendant trois jours à l'ASDR, du 28 au 30 septembre. C'est la dernière de l'année. Ensuite, il faudra attendre l'année prochaine.

Et si ce que vous cherchez, c'est d'être sûr d'animer des séances structurées, il reste des places sur la formation du 7 au 11 octobre. Cinq jours. Pas pour découvrir le métier : pour repartir avec.

Écrivez-moi à anne.chimchirian@gmail.com. Trois lignes sur où vous en êtes, ça suffit. Je réponds moi-même, et je reste là après.

Jeudi prochain, on parle de cette phrase-là : « on aimerait quelque chose pour ressouder l'équipe ».

Et vous, vous faites quoi quand le groupe part sur l'institution ?


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.