Un groupe ne se souvient pas de ce que vous avez dit à la première séance.

Il se souvient de ce que vous avez laissé passer.

Les dix premières minutes, ça ne sert pas à se présenter. Ça sert à montrer, en actes, ce que cet espace va tolérer. Et le groupe vous teste tout de suite. Parfois dans la minute.

Quelqu'un lâche le nom d'un collègue absent. Quelqu'un demande si « ça remonte ». Quelqu'un fait une blague sur la direction, pour voir qui rit.

Ce ne sont pas des incidents. Ce sont des questions déguisées.

Voilà ce que je pose, moi, avant tout contenu.

Ce qui se dit ici ne sort pas d'ici. On travaille des situations, pas des personnes. Un collègue absent n'est pas un sujet. Personne n'est obligé de parler. Participer, ce n'est pas prendre la parole. Je ne suis pas là pour arbitrer, ni pour dire qui a raison.

Trois minutes. Et ça vaut pour l'année.

Ceux qui sautent cette étape la paient au sixième mois, le jour où quelqu'un lâche « de toute façon, on n'a jamais su à quoi ça servait ». Et il aura raison.

Bonne nouvelle : ça s'apprend, ça se répète, et ça devient un réflexe.

C'est ce qu'on installe pendant les cinq jours, dans la formation qui vous assure d'animer des séances structurées en APP. La prochaine session commence mercredi prochain, du 7 au 11 octobre, et il reste des places.

Si vous hésitez, écrivez-moi aujourd'hui à anne.chimchirian@gmail.com. Trois lignes sur votre situation. On regarde ensemble si c'est jouable.

Et si octobre c'est trop tôt, la dernière de l'année, c'est du 30 novembre au 4 décembre.

Jeudi prochain : quand le cadre a été posé par quelqu'un d'autre avant vous.

Et vous, c'est quoi la première chose que vous posez ?


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.