Newsletter · juillet 2026

Une édition à part, sans zoom technique : les doutes, la solitude et la puissance de ce que vivent les intervenants quand ils animent.

Lettre envoyée le 30 juillet 2026 aux abonnés de la newsletter, republiée ici à quelques adaptations près. Les dates, tarifs et formats de formation cités sont ceux du moment de l’envoi : pour l’offre actuelle, consultez le calendrier des formations.

Introduction et petit mot personnel

Juillet.

Les groupes sont en pause, les couloirs se vident dans les institutions, et la chaleur elle-même impose un rythme différent de celui de toute l’année. Je vous écrivais le mois dernier que je savoure la simplicité estivale comme la cigale : cette lettre en est la preuve.

Je vous avais promis une édition un peu particulière. La voici.

Ce mois-ci, pas de zoom technique, pas de trame, pas de méthode. Une lettre, simplement. Elle parle de ce dont on ne parle jamais : ce que vous vivez, vous, quand vous animez.

Installez-vous : ce moment, il est pour vous.

La lettre : ce que vivent les intervenants

Les doutes.

Personne ne devient intervenant en Analyse des Pratiques par hasard. Et personne n’entre dans une salle pour animer un GAP, la première fois, sans se demander : « suis-je vraiment légitime ? pour le faire ? »

Je peux vous le confier aujourd’hui : intervenante expérimentée (plus de 3 200 heures d’animation de GAP à mon actif, des dizaines d’équipes accompagnées chaque mois, entre 15 et 25 heures d’animation par semaine pendant près de dix ans), j’ai connu ce trac-là. Je le connais encore. Et au risque de vous faire peur : il s’est intensifié avec les années.

Car je trouve que l’expertise réserve un piège : la perte d’humilité. Je sais trop bien qu’un intervenant qui ne doute plus a cessé d’écouter, et cette idée, clairement, me fait peur. Alors ce trac qui persiste, je l’accueille dorénavant comme un allié : il veille sur mon écoute.

La solitude.

On parle beaucoup ces dernières années de la solitude des dirigeants. On parle rarement de celle des consultants et des intervenants APP.

Vous arrivez seul. Vous repartez seul. Entre les deux, vous portez ce que le groupe dépose. Et rares sont les occasions où l’on vous demande : « et vous, comment l’avez-vous vécue, cette séance ? ». C’était le quatrième bilan dont je vous parlais le mois dernier : celui que personne ne vous réclame.

Et puis il y a les « personnages ». Ceux dont on se souvient des années après. Quelques-uns parce qu’ils nous ont portés. D’autres parce qu’ils nous sont rentrés dans le lard : je vous l’écris avec tendresse, c’est l’expression exacte que j’emploie en formation. On dit souvent « personnalités difficiles » ; je me méfie de cette étiquette, elle cristallise. En vérité, c’est plutôt l’intervenant qui se trouve en difficulté avec certains types de personnalités. La nuance change tout : elle transforme une plainte en information.

La puissance.

Reste le plus important.

Cette boule au ventre avant une séance, cette lassitude face à tel participant, cette joie inexpliquée en sortant : autant de données. Votre sensibilité capte ce que le système ne parvient pas encore à dire avec des mots. La lire, c’est faire votre métier. La subir, c’est vous épuiser. Toute la différence tient dans le discernement.

Ce fil du vécu, je ne fais d’ailleurs que l’ouvrir aujourd’hui : c’est précisément celui que le podcast viendra tirer cet automne.

Le mantra de l’été 🧘‍♂️

« Ce que le groupe vous fait vivre parle du système, oui.
Et il parle aussi de vous. »

Travailler cette double lecture, précisément, c’est le cœur des SUPRAVISION APEOS® – Niveau Expert. Une seule session par an, en présentiel, et dorénavant accessible, sur entretien, aux intervenants expérimentés qui n’ont pas suivi le parcours APEOS®. Car même si nous formons à ce jour la plus grande communauté d’intervenants réunis autour des mêmes repères techniques (+450 certifiés), je tiens à ce que cette communauté cultive l’ouverture.

→ Découvrir la Supravision

Le défi de l’été : votre « pourquoi »

Une seule question ce mois-ci. Elle a l’air simple, elle ne l’est pas :

Quels sont les 5 événements forts de votre vie professionnelle qui vous ont conduit à animer des GAP, ou à envisager de le faire ?

Arrêtez-vous. Ne lisez pas la suite : laissez d’abord remonter vos cinq événements. Au bord de l’eau, en marchant, dans le train : l’été s’y prête.

Votre liste est posée ? Alors seulement, voici la seconde consigne. Reprenez vos cinq événements un par un et, pour chacun, offrez-vous une pause réflexive : en quoi celui-ci explique-t-il particulièrement mon élan d’animer des groupes ? Posez-vous la question cinq fois, une par événement : chacun détient sa part de réponse.

Je vous invite là dans un beau moment d’introspection.

Et je vous donne le mien, le premier de ma liste : une sanction disciplinaire. Un blâme, pour des propos qui n’ont pas plu, alors que ma fonction me demandait précisément d’amener du tiers dans la pensée. L’injustice de cette sanction m’a rendue malade pendant six mois. Enceinte, avec un crédit sur le dos, j’ai fini par démissionner, de dégoût. Acculée, j’ai créé mon cabinet et la méthode APEOS® en était à son esquisse. Quant à moi, je me sentais pleinement libre d’aider.

Sans ce blâme, vous ne liriez pas cette lettre.

Les quatre autres ? Répondez à ce mail avec l’un de vos événements (un seul suffit) et je dévoilerai les miens cet automne.

En coulisses, la rentrée se dessine

Anne CHIMCHIRIAN, en coulisses

Le podcast, je vous en parlais plus haut : il prendra son élan cet automne, je préfère le laisser mûrir plutôt que le précipiter.

La communauté digitale, quant à elle, avance sérieusement. Et je peux dorénavant vous préciser une chose : la formation ASDR (Approche Systémique des Dynamiques Relationnelles, du 28 au 30 septembre) en sera la porte d’entrée naturelle : c’est elle qui installe le langage commun sur lequel s’appuieront les supervisions collectives. Si vous envisagez de nous rejoindre, c’est la session à viser. Le bouton ci-dessous vous y emmène, et les témoignages qui suivent en parlent mieux que moi 😉

Avis d’une stagiaire sur la formation ASDR
Avis d’une stagiaire sur la formation ASDR
Avis d’une stagiaire sur la formation ASDR

Autre chantier de l’été, plus discret : apeos.fr a fait peau neuve. Accueil repensé, page Méthode réécrite, et surtout un gros travail de lisibilité et de référencement sur l’annuaire. Les fiches ont été restructurées pour être clairement lues par les moteurs de recherche : le référencement de l’annuaire s’en trouve nettement potentialisé, et chaque fiche en bénéficie.

Votre fiche devient d’ailleurs la vôtre. Jusqu’ici c’était moi qui la tenais à jour, à la main, à chacun de vos messages. Dorénavant un espace « Mon compte » vous permet de la modifier vous-même : vos coordonnées, votre photo, votre territoire, vos secteurs. Le formulaire de contact de votre fiche vous transmet les demandes en direct.

Un usage concret auquel on ne pense pas toujours : si vous avez un site professionnel, mettez un lien vers votre fiche. Un lien depuis votre page de présentation vers votre fiche de l’annuaire atteste votre formation à la Méthode auprès de ceux qui vous découvrent, et les deux pages se renforcent mutuellement en référencement. Votre visibilité et celle de l’annuaire avancent ensemble.

Si vous figurez dans l’annuaire, vous recevrez ces prochains jours un mail avec votre lien d’accès personnel. Dix minutes de relecture suffisent : c’est cette fiche que lisent les directions qui cherchent un intervenant près de chez elles. Et si vous n’êtes pas encore formé à la Méthode, vous savez à présent ce qui vous attend de l’autre côté : une place dans un annuaire vivant, et un réseau qui vous rend trouvable. Sans urgence, la porte reste ouverte.

Le vécu, en images

Avant de vous laisser, c’est LE cadeau de l’été : une courte vidéo de 2 minutes qui montre les sessions IAPP1 de l’intérieur. Pour celles et ceux qui envisagent de se former, c’est la vision réelle de ce qui s’y vit. Et pour toutes celles et ceux que j’ai eu la chance de former : un joli clin d’œil, vous allez vous reconnaître 😉 Merci encore à la promo de Novembre 2025 !

→ Regarder la vidéo (2 min)

Un ptit mot sur les sessions d’automne. IAPP1 Classique et Consolidation, IAPP2, Masterclass se remplissent en ce moment. Un mot d’organisation : je gère mon secrétariat moi-même, en direct, et je m’accorde une vraie pause jusqu’à mi-août. Mon Calendly, lui, reste ouvert : chaque projet mérite un échange individualisé, c’est ma manière de travailler et j’y tiens. Je maintiens donc, malgré mes congés, le suivi de vos situations et projets.

→ Réserver un échange sur votre projet

Et pour conclure :

Cet été, quand une séance vous reviendra en mémoire au bord de l’eau, ne la chassez pas. Écoutez ce qu’elle vous dit : du groupe, du système, et de vous.

Belle pause estivale. On se retrouve fin août.

Anne Chimchirian

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