La bienveillance m’étouffe, je suis la seule ? A force de vouloir être bienveillants, on manquerait pas un peu de discernement ?

J'ai l'impression qu'on est nombreux à avoir reçu cette éducation qui pousse à "arrondir les angles", éviter les conflits, et chercher du "conscensus mou" (il est facile à repérer : c'est celui où tout le monde est déçu à la fin :)) .

On l'a atteint, je trouve, cette confusion entre bienveillance et confort.

Et pendant ce temps-là, les problèmes structuraux continuent de produire leurs dégâts.

Clairement, je suis contre la bienveillance sans discernement. Celle qui sert d’alibi à l’évitement, qui transforme le désaccord en malaise et au final, qui étouffe pour préserver la "tranquilité".

Dans mon métier d'Intervenante APP, j’ai vu bien plus de situations se dégrader par absence de discernement que par excès de paroles bienveillantes posées.

Moi je crois que ce qui abîme les relations, ce n’est pas de dire les choses. C’est de faire semblant que tout va bien quand ce n'est pas le cas.

La bienveillance qui privilégie l’ambiance alors que le travail réel attend, moi ça m'étouffe.

Et vous, ça vous arrive d’avoir l’impression de manquer d’air dans des environnements “trop bienveillants” ?

———————————————– Anne Chimchirian Je travaille avec les dynamiques relationnelles, en Analyse des Pratiques notamment. Et j’ouvre parfois les fenêtres quand l’air devient trop “bienveillant”.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans l'éducation.