Exemple appliqué : Une situation a changé. Sans confrontation. Sans explication de plus. Sans travail sur "la personnalité” de l'une ou de l'autre.
Une salariée que j’accompagnais recevait des appels répétés de sa manager. Toujours sur le même registre : reproches, rappels à l’ordre, pression diffuse.
À chaque fois, elle sortait de ces échanges épuisée, déstabilisée, avec le sentiment de subir.
Nous aurions pu passer du temps à analyser la personnalité de la manager. Ou l’histoire de la salariée. Ou leurs intentions respectives.
Sauf que le problème n’était pas là.
Le problème était dans la dynamique : un type d’appel, un type de réponse, un type d’effet… et la boucle se répétait.
Le travail a consisté à changer sa place dans la boucle, pas à “changer l’autre”. Concrètement, je lui appris à anticiper les reproches récurrents : elle les notait, les listait, repérait leur logique, leur répétition.
Peu à peu, quelque chose a basculé. Elle ne subissait plus les appels de la même manière. Elle voyait le scénario se rejouer. Elle n’était plus seulement “prise dedans”. Et sans qu’elle n’ait eu à demander quoi que ce soit directement, les appels ont fini par s’espacer… puis par s’arrêter.
La manager n’avait pas “changé de personnalité”. La salariée n’avait pas “convaincu” qui que ce soit. C'est la dynamique, elle, qui avait changé.
C’est ça, travailler sur les dynamiques relationnelles : ne pas chercher à corriger les personnes, et chercher plutôt à modifier la façon dont le système organise leurs interactions.
Mon expérience m'a permis de vérifier maintes fois que savoir lire les dynamiques relationnelles est un véritable levier de changement 😉
Petit et si costaud, n'est-ce pas ?
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.







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