Présentiel ou distanciel : deux réalités différentes en Analyse de Pratiques.
Les demandes de séances en visio se multiplient. Certains refusent, d’autres acceptent. Quels sont les enjeux réels ?
Le présentiel a des atouts uniques :
les regards qui se croisent et révèlent alliances ou tensions,
les silences lourds qui marquent les zones de gêne,
les postures dans l’espace qui disent l’harmonie (ou pas) du groupe.
Autant d’éléments impossibles à capter derrière un écran… et pourtant essentiels pour ajuster l’animation.
Mais le distanciel ouvre aussi d’autres possibles :
les timides osent plus facilement prendre la parole,
les équipes éloignées ou insulaires peuvent enfin se retrouver,
la confidentialité est renforcée (l’intervenant reste extérieur, sans interactions locales)
Pour ma part, lorsque le contexte impose d'animer des APP en distanciel, je m’appuie sur 2 règles d’or –> rencontrer l’équipe au moins une première fois en présentiel. Cela crée une accroche dans le réel, un socle solide pour les séances suivantes, même à distance. –> vérifier les paramètres techniques Cela permet de soigner la rencontre et de maintenir une communication la plus fluide et humaine possible.
Faut-il alors renoncer au distanciel ? Pas forcément. L’essentiel n’est pas d’opposer, mais de choisir avec discernement et connaissance technique un format efficient pour le dispositif d'AP.
Et vous : qu’avez-vous expérimenté ? Quels bénéfices (ou limites) avez-vous observés ?
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.







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