Analyse des Pratiques : fin d'une omerta ? Post coup de gueule sur le silence contraint de ces espaces depuis des décennies.

Quand une opacité dure autant d'années, c'est qu'elle est entretenue.

On peut se demander : pourquoi ? et aussi pour qui ?

Ce qui m'a le plus consternée en 19 ans d'animation de Groupes d'Analyse des Pratiques ? observer combien la confidentialité, censée sécuriser et protéger la teneur des échanges entre participants a été instrumentalisée.

Sous couvert d'un "silence nécessaire" sur le contenu des séances d'Analyse des Pratiques, il y a eu une véritable opacité sur leurs fonctions et leur déroulement.

En ont découlé : Des abus d'autorité. Des abus de pouvoir. Des abus de confiance. Des abus financiers.

De l'animateur au profil de gourou, au directeur choisissant sciemment un intervenant docile pour éviter de trop questionner le sens des pratiques dans l'établissement, en passant par le salarié qui cherche à maintenir certains privilèges… je suis dépositaire de tant d'histoires de ce type.

La bonne nouvelle ? L'époque des contrats d'AP reconduits tacitement sans qu’aucun mot n’en soit dit se termine. C'est le clap de fin !

Et vous, quelles sont les histoires de GAP soumises à l'omerta dont vous avez été témoin ou dépositaire ?

Pensez à préciser vos fonctions "de l'époque' et à ne pas citer de noms…même si vous êtes tenté ! L'intérêt de ce post n'est pas là 🙂


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.