On en entend parler…mais ça fait quoi concrètement le Chikungunya ? C'est grave ? Petit retour d’expérience à 6 mois En avril dernier, à La Réunion pour dispenser une formation, j’ai attrapé le Chik' !

Au départ, c’était le combo classique : forte fièvre douleurs articulaires intenses et subites ( Attention aux diagnostics différentiels – notamment la dengue. Une prise de sang est souvent nécessaire pour confirmer le virus.)

Des douleurs vraiment aiguës ? Oui, au point : d’avoir peur de briser mes chevilles en me mettant debout. de devoir me tenir aux murs pour marcher de me réveiller plusieurs fois par nuit, de douleurs

Certains s’en débarrassent vite (les enfants, notamment, et c’est tant mieux ). D’autres, comme moi, gardent des séquelles plus longues : un tableau inflammatoire qui s’installe et revient par vagues.

‍ Mon médecin du sport me dit « Vous devez continuer à bouger. Mais sans vitesse. Sans impact. Sans explosivité. » Je souris, un peu ironique : — Vous savez que je fais du karaté ? Elle me regarde, ferme. Je baisse les yeux, et les larmes montent toutes seules. Mon corps a compris. Le verdict est sans appel : pas de tatami Pourtant c'est mon exutoire, mon régulateur d'émotion, mon "jardin"…

Depuis, j’ai dû transformer mes entraînements : natation vélo renforcement uniquement au poids du corps

Chaque semaine, je gagne du terrain : je teste si de nouvelles zones se sont libérées des raideurs, comme on gratte un ticket de loterie. Je n'accepte pas encore complètement les résultats. Clairement. Je trépigne.

Ce que cette maladie m’enseigne (et que toute maladie longue rappelle) : composer avec la douleur s’entraîner à la patience ne pas laisser la frustration ouvrir la porte aux mouvements dépressifs cultiver la créativité pour s’adapter

Alors si vous vous demandez : « Le Chikungunya, ça fait quoi ? » Ma réponse est la suivante : le Chikungunya, ça fait ch… ! 🙂

Je sais que ces mots parlent à plusieurs d’entre vous qui traversez des maladies chroniques ou longues. Ils racontent une intimité avec laquelle on peut se sentir terriblement isolé. On croit être seul à vivre ça. En réalité, on est nombreux.

Et vous, qu’est-ce qui vous a appris la patience malgré vous ?

——————————————————————————- Pas la photo LinkedIn la plus glamour, mais sûrement la plus honnête : fatigue et nostalgie de mon sac de frappe…pas d'IA, je sais ça se voit, tant mieux 😉


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

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