Croire qu’on a “bien compris” fige souvent la situation… Sur le terrain, on voit souvent des professionnels très compétents produire de très bonnes analyses.

Les intentions sont claires. Les histoires personnelles sont connues. Les contraintes sont identifiées.

Et pourtant, le système continue à produire les mêmes impasses.

La “bonne explication” a quelque chose de rassurant. Elle donne le sentiment d’avoir fait le travail. Elle peut même créer un consensus intellectuel. Sauf que comprendre ce n'est pas transformer.

Pire : il arrive que la recherche de la meilleure explication participe à l'enlisement.

Dans le travail sur les dynamiques relationnelles, la question n’est pas : “Qui a la meilleure lecture ?”

La question est : “Quelle lecture permet réellement de déplacer le système ?”

Ce déplacement demande souvent une importante humilité : – accepter de ne pas “avoir raison”, – accepter de ne pas “tout expliquer”, – et accepter de regarder surtout comment le système s’organise pour produire ce qu’il produit.

Ce n’est pas moins exigeant. C’est souvent beaucoup plus opérant.

Moi ça me passionne…pas vous ?


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.