Une séance d'APP bien menée est fatigante. Déstabilisante. Et profondément soutenante. Un groupe de parole vise d'abord la libération émotionnelle.

Les deux se ressemblent en surface. Un groupe. Des professionnels. Une parole qui circule. C'est là que s'arrête la ressemblance.

Dans un groupe de parole, les participants expriment librement leur vécu. Ils repartent soulagés, libérés. C'est utile. C'est légitime.

Ce n'est pas de l'APP.

En APP, la parole n'est pas libre : elle est soutenue par la réflexivité et orientée. Orientée vers la pratique professionnelle, Vers ce qui bloque, interroge, mérite d'être analysé pour évoluer concrètement.

L'intervenant ne facilite pas l'expression pour l'expression. Il la conduit pour développer de la réflexivité. C'est un travail de prise de recul, de questionnement du sens.

C'est pour ça qu'on peut en ressortir fatigué, voire déstabilisé. Par contre on en ressort toujours soutenu et renforcé dans sa posture. On n'en repart pas soulagé. On en repart avec des repères.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.