« Animer les GAP : Je maîtrise… mais je plafonne. » . C'est souvent LA phrase des intervenants en Analyse des Pratiques expérimentés.

Elle sonne toujours à mi-voix, un peu comme une confession professionnelle :

Et à chaque fois, je vois la même chose : un professionnel solide, engagé, reconnu par ses équipes… mais qui sent très précisément qu’il n’avance plus.

Pas parce qu’il manque de bonne volonté. Pas parce qu’il s’essouffle. Pas parce qu’il ne se sent pas légitime. Non.

Parce qu’il n’a plus de nouveaux leviers opératoires pour aller plus loin.

Et ce plafond, il est très particulier chez les Gapeurs expérimentés : il n’est visible que de l’intérieur.

Les groupes tournent. Les institutions sont satisfaites. Les équipes l’apprécient. Les séances “marchent”.

Et pourtant, en coulisses : – Les séances se ressemblent un peu trop. – Les mêmes dynamiques reviennent, – On fait le job… mais on ne sent plus vraiment l’aiguisage. – On sent une sorte de "ronronnement"…

Mon avis ? C’est souvent le moment de recalibrer sa technicité et d'intégrer un nouvel angle de lecture des dynamiques relationnelles.

L'impression de plafonner, pour les intervenants exigeants, ceux qui se lèvent le matin avec l’envie d’être utiles, vraiment, c’est une gène pouvant conduire au doute.

Parce que personne n’entre dans ce métier pour “faire tourner des GAP”.

On y entre pour élever des collectifs…et oui je sais bien 🙂

Alors oui. Ce plafond existe. Il est discret, tenace… et surtout, il n’a rien d’une fatalité. J’en parlerai dans les semaines qui viennent.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.