Série de posts – #1 Le cadre relationnel en APP Premier acte professionnel de l'intervenant. Pourquoi ce ne sont pas des formalités.

Quelques règles à énoncer en début de séance pour mieux travailler ensemble et bien se parler. Et puis, on commence.

Ce n'est pas une mauvaise intention. Par contre c'est souvent un manque de connaissance relative au périmètre technique de l'Analyse des Pratiques.

Parce que dans une séance d'APP, le cadre relationnel ne peut pas précéder le cadre technique. Il le constitue. Oui, il le constitue pleinement.

Un cadre relationnel déconnecté de l'objet précis du "travailler ensemble" produit des effets très concrets : – les participants ne savent pas précisément ce qu'on attend d'eux, – la parole circule sans direction claire, de thématiques en questions qui retombent sur des thématiques… – l'intervenant compense par sa présence plutôt que par sa méthode, – et la séance "se passe bien"…Par contre uniquement sur le plan relationnel.

Ces effets ne disqualifient pas forcément l'intervenant. Ils sont fréquents. Très fréquents même. Ils révèlent simplement un point précis : la structuration du cadre de l'AP ne tient que si elle est reliée à une démarche d'animation spécifique. Et cette démarche contient le cadre technique ET le cadre relationnel.

Les participants sont unanimes pour décrire des séances d'AP intéressantes et utiles à leur pratique : – une finalité claire et partagée dès le départ, – des règles du jeu réellement opératoires, – une architecture de séance que l'intervenant peut nommer et expliquer, – et la capacité à recadrer lorsque la dynamique dévie.

Ce n'est pas une question de rigueur excessive. C'est une question de professionnalisation.

Post 2/3 jeudi prochain pour les intéressés 😉


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques · l'APP dans le médico-social.