J'ai repris le karaté après un an. Le plus dur ça n'a pas été la maladie. Ça a été de me donner le droit de revenir.
Un an d'aménagement pour raisons de santé après le Chikungunya. Un an à faire autrement : me relever, me baisser, m'allonger, porter des charges…
Spéciale pensée à tous les pro que j'ai formés : j'ai appris, en pédagogie expérientielle directe (sourire) : – la patience – l'impermanence – les limites.
La semaine dernière, j'ai retrouvé mon club, et j'ai enfilé mon kimono. Un an qu'il était sur cintre. J'ai senti du trac.
J'avais pas peur d'avoir mal en reprenant l'entraînement.
J'avais peur de ne plus appartenir à ce que j'aime.
Mon Sensei m'a regardée en arrivant. "Ça fait plaisir de te revoir. Tu as l'air en forme." J'ai eu les larmes aux yeux. Merci Christophe.
Le plus dur ça n'a pas été la maladie finalement. Ça a été de me donner le droit de revenir.
J'ai retrouvé cette évidence, en karaté, que rien ne s'anime seul. J'adore la précision. J'aime la puissance de l'exigence.
Et vous : comment vous équilibrez-vous ? Accepteriez-vous de partager ce qui vous plaît autant dans vos passions ? Avez-vous déjà questionné votre légitimité à revenir dans quelque chose que vous aimez ?
Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.
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