En animation de groupe, la tension semble toujours venir d'un participant. "il cherche à déstabiliser", "elle refuse de s'impliquer". Sauriez-vs lire autrement ?

La plupart du temps, dans les groupes animées, ce qu'on lit comme un problème de personnalité est un problème de dynamique de groupe.

Pourtant une dynamique ne se lit pas de la même façon qu'une attitude.

Lire une dynamique relationnelle, cela veut dire sortir du registre de l'analyse des intentions.

Voici quelques pistes concrètes pour élargir son regard de façon systémique : – observer le registre des interactions uniquement – regarder comment les échanges s'organisent et se construisent – analyser les effets produits par ces échanges, indépendamment de ce que chacun veut ou ressent – repérer les patterns de comportements qui se répètent, se renforcent, s'évitent

Pourquoi c'est fondamental d'opérer ce "déplacement de regard" ? Quand on confond ces niveaux de lecture, on intervient au mauvais endroit.

Concrètement, le risque est de psychologiser ce qui est structurel. Et de personnaliser ce qui est systémique.

Et ces glissements coûtent cher : à l'intervenant, et aux personnes accompagnées.

Cette lecture des dynamiques relationnelles s'apprend. Elle s'applique en entretien individuel comme en animation de groupe. Et elle change radicalement la façon d'intervenir.

C'est précisément ce que travaille l'ASDR (Approche Systémique des Dynamiques Relationnelles).

La session de septembre est ouverte et il reste encore 3 places. Envie d'échanger ensemble sur votre projet ? Je serais ravie de vous outiller.


Réflexion partagée initialement par Anne Chimchirian sur LinkedIn. Voir la publication d’origine.

Pour aller plus loin : la méthode APEOS® · devenir intervenant en analyse des pratiques.